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Pourquoi les affaires de Marine Le Pen n'impriment-elles pas ?

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Février 2017, 21:07pm

Catégories : #PEOPLE, #POLITIQUE, #FAITSDIVERS

Pourquoi les affaires de Marine Le Pen n'impriment-elles pas ?

Pendant que François Fillon se débat face aux « mensonges » du « tribunal médiatique », que ses électeurs doutent, que plusieurs de son propre camp s'interrogent sur le maintien de sa candidature à la présidentielle, Marine Le Pen fait tranquillement la guerre à « la gauche du fric et la droite du fric ». Pourtant, la candidate du Front national a aussi son affaire d'attaché parlementaire (ainsi que d'autres ennuis judiciaires concernant ses campagnes depuis 2012 et sa déclaration de patrimoine) : l'Office européen de lutte antifraude (Olaf) lui réclame la restitution des indemnités de sa collaboratrice parlementaire « fantôme » ainsi que celles de son garde du corps, qu'elle salariait également sur ses crédits européens.

 

 

Pas de quoi émouvoir ses soutiens. « Même s'il y a eu un petit truc, est-ce que c'est ça qui va changer quand on gouverne la France ? » s'exclamait une militante croisée lors des assises présidentielles à Lyon, le week-end dernier. Une formule qui résume bien l'état d'esprit des troupes marinistes et probablement de son électorat puisque, contrairement à François Fillon, les affaires n'ont aucune incidence sur les intentions de vote pour Marine Le Pen. « Ça n'influence que l'électorat qui a déjà une vision négative du parti et qui ne compte pas voter pour lui. Ça ne fait que consolider le Front républicain », décrypte Jérôme Fourquet, spécialiste de l'opinion à l'Ifop.

Pas de soupçon d'enrichissement personnel

 

 

 

Mais pourquoi les casseroles du candidat des Républicains font-elles un vacarme assourdissant tandis que celles de la candidate frontiste sont aussi « discrètes » que l'activité de Penelope Fillon à l'Assemblée nationale ? « Dans le cas de Fillon, il y a un soupçon d'enrichissement familial. Dans le cas du FN, c'est un détournement d'argent public pour faire fonctionner la machine politique. Le Parlement européen interdit cette pratique alors qu'elle est reconnue et acceptée dans le système français », avance Jérôme Fourquet.

 

 

 

Ancien lieutenant de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux (LR) confirme cette théorie. Il est lui-même choqué par le traitement que l'Olaf réserve au FN : « Les élus recrutent des collaborateurs qui ne peuvent pas travailler pour leur famille politique. C'est scandaleux. » Il admet tout de même une faille chez les frontistes : « Là où ils sont vraiment coupables, c'est que les collaborateurs sont censés être à Bruxelles. Ils sont recrutés à Bruxelles, car les cotisations patronales y sont plus faibles qu'en France. Or, d'après l'Olaf, ils auraient travaillé en France. » Mais, comme Jérôme Fourquet, Hortefeux justifie la mansuétude à l'égard du FN par le fait que l'argent public est utilisé pour l'intérêt du parti, pas pour remplir les poches de ses cadres.

Une guerre entre deux camps

En outre, les électeurs du FN adhèrent à la défense proposée par Marine Le Pen et les siens : l'affaire des assistants parlementaires serait avant tout une conspiration politique qui s'inscrirait dans une guerre entre deux camps : « les patriotes » contre « les mondialistes », « le peuple » contre « les élites », « les anti-système » contre « le système ». Pour nourrir cette théorie, Marine Le Pen a expliqué que ce n'est « pas un tribunal » mais le Parlement européen qui réclame à six eurodéputés le remboursement des indemnités : plus d'un million d'euros, selon L'Obs . La présidente du FN, qui a refusé de rembourser les sommes demandées, verra donc ses indemnités ponctionnées chaque mois. « Tous nos électeurs savent qu'on est les premiers adversaires de cette technocratie (Le Parlement européen, NDLR) », résume l'ancien avocat et député mariniste Gilbert Collard.

 

Pourtant, certaines affaires sont plus difficiles à politiser pour le FN : la sous-évaluation du patrimoine de Marine Le Pen et de son père, épinglés par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Il est également plus compliqué pour Marine Le Pen, autoproclamée ennemie de la finance internationale, de justifier que le nom de Fréderic Chatillon, un de ses amis d'enfance aperçu le week-end dernier à Lyon, soit associé aux Panama Papers et à un montage complexe de société offshore pour faire sortir de l'argent d'un des micro-partis de la candidate des radars français.

« Les Panama Papers, c'est trop compliqué, ça n'imprime pas. Et, sur le patrimoine, les Français ont intégré que les gens qui font de la politique sont plus riches qu'eux. Ce n'est pas perçu de la même manière qu'un ministre qui traque les évadés fiscaux alors qu'il a un compte en Suisse ou qu'un candidat qui crée un emploi fictif pour sa femme à l'Assemblée nationale », analyse Jérôme Fourquet. Historien spécialiste du FN, Jean-Yves Camus avance une autre explication dans une interview donnée au Parisien en décembre : « Le FN se présente comme une victime du système. C'est un message que le parti peut encore tenir, car il n'a jamais eu le pouvoir. Pour ses adhérents et ses électeurs, il est donc présumé extérieur aux turpitudes du système. » Une défense que François Fillon, ancien Premier ministre et élu à l'Assemblée nationale depuis des dizaines d'années, a bien du mal à faire passer. 

 Lepoint

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adane 08/02/2017 20:51

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