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La cigarette électronique tue moins que la clope: Mais est-elle au moins une cigarette ?

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Février 2017, 22:39pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #SCIENCE, #TABAC

La cigarette électronique tue moins que la clope: Mais est-elle au moins une cigarette ?

Une étude d’après l’urine et la salive des fumeurs conclut que les fumeurs de cigarettes qui ont opté pour les cigarettes électroniques semblent avoir considérablement réduit leur exposition aux produits chimiques et aux toxines cancérogènes. Ces résultats ajoutent à l’ensemble croissant de recherches suggérant que les e-cigarettes peuvent être aussi efficaces et sûres pour stopper la cigarette que les thérapies de remplacement de nicotine largement utilisées, comme les patchs ou les gommes, appelées NRT.

 

1Que dit l’étude ? Dans une étude comparant les expositions toxiques chez les fumeurs traditionnels, les utilisateurs d’e-cigarettes et ceux utilisant des thérapies de remplacement de la nicotine (NRT), l’analyse des biomarqueurs salivaires et urinaires de l’exposition au tabagisme a suggéré un risque faible pour l’utilisation à long terme des cigarettes électroniques. C’est une étude menée par le docteur Lion Shahab, de l’University College de Londres, une institution renommée. Il la publie dans les prestigieuses « Annales de médecine interne ».

2En quoi cette étude est une première ? Des diminutions significatives des expositions ont été observées chez les utilisateurs réguliers et à long terme des cigarettes électroniques ou de la NRT, mais pas chez les fumeurs qui combinent cigarettes traditionnelles et électroniques ou cigarettes et NRT. « Les anciens fumeurs qui utilisent des cigarettes électroniques à long terme en remplacement des cigarettes réduisent considérablement leur risque, comparativement à la persistance de la fumée », explique Lion Shahab, ajoutant que les quelques études effectuées jusqu’ici chez l’humain et qui ont expertisé les expositions toxiques associées à l’usage des cigarettes électroniques ont examiné une exposition à court terme aux produits. Ces précédentes études n’ont pas non plus inclus des groupes de contrôle issus du « monde réel », hors des labos.

3Comment ont-ils procédé ? Le groupe de Shahab a comparé les niveaux de métabolites de la nicotine, des carcinogènes, et l’exposition de toxine avec des échantillons d’urine et de salive, qui ont été analysés pour les biomarqueurs de la nicotine, les N-nitrosamines spécifiques au tabac (TSNA) et les composés organiques volatils (COV). L’étude montre que comparativement aux fumeurs, les consommateurs d’e-cigarettes ou de patchs avaient des niveaux significativement plus faibles de COV acroléine, acrylamide acrylonitrile, 1,3-butadiène et oxyde d’éthylène. Ils présentent aussi des niveaux significativement plus faibles du métabolite cancérigène N-nitrosamine du tabac 4- (méthylnitrosamino) -1- (3-pyridyl) -1-butanol (NNAL). L’utilisation de e-cig uniquement était associée à une consommation de nicotine à peu près similaire à celle des cigarettes traditionnelles, ce qui suggère que « les utilisateurs recherchent un niveau particulier d’apport de nicotine, quel que soit le système de distribution », écrivent les chercheurs. Ce qui démontre donc, par ailleurs, la puissance de l’assuétude liée à la nicotine. « Les cigarettes électroniques sont susceptibles d’être bénéfiques, mais seulement si l’arrêt complet du tabagisme traditionnel est atteint », notent les auteurs. « Les utilisateurs qui combinent cigarettes électroniques et traditionnelles devraient être encouragés à cesser d’utiliser des produits combustibles pour réduire les risques à long terme pour la santé »

 

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