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Fillon cherche à reprendre la main, Bayrou réclame son retrait

Publié par MaRichesse.Com sur 6 Février 2017, 04:30am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE, #FAITSDIVERS

Fillon cherche à reprendre la main, Bayrou réclame son retrait

Plusieurs responsables politiques ont réagi ce dimanche aux soupçons d'emplois fictifs qui mettent en difficulté le candidat de la droite. Ségolène Royal considère notamment que Penelope Fillon serait «victime d'un dispositif qu'elle ignorait».
Alors que ce week-end, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon tenaient meeting et que Benoît Hamon a lancé sa candidature, le candidat de la droite se serait préparé à s'expliquer lundi, selon plusieurs sources. «Fillon ne renoncera pas» mais «il va changer de stratégie, être plus offensif dans sa défense», a assuré un de ses proches à l'AFP. «Je n'exclus pas qu'il reconnaisse ses erreurs», a glissé le même. «La vraie force de Fillon, c'est qu'il n'y a pas de plan B. Sauf un plan Bérézina. Il a gagné sur une ligne idéologique claire: transformation économique radicale et conservatisme sociétal».
«Je veux dénoncer l'acharnement contre François Fillon. Les mêmes méthodes ont été employées contre Nicolas Sarkozy.»
Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes.
Sur BFMTV, le député de Nice, Eric Ciotti, a défendu le candidat Les Républicains, établissant un parallèle avec Nicolas Sarkozy, qu'il a soutenu pendant la primaire: «Je veux dénoncer l'acharnement contre François Fillon. Les mêmes méthodes ont été employées contre Nicolas Sarkozy. Toutes ont débouché sur des non-lieux». Le député reconnaît aujourd'hui de «l'inquiétude, parfois de la colère, chez les partisans Les Républicains» et évoque le risque de «perdre cette élection». Eric Ciotti précise: «Si nous avons à choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, la France tomberait bien bas. C'est la menace aujourd'hui». «Nous traversons la pire crise depuis très longtemps. Il y a un candidat, c'est à lui de dire les choses pour faire gagner notre famille quelles que soient les conséquences. Il le fera comme il nous l'a dit», assure l'élu des Alpes-Maritimes. Eric Ciotti a conclu en ciblant le candidat d'En Marche: «François Fillon gène un système établi puisqu'il veut réformer notre pays. Certains voudraient prolonger les lignes du quinquennat de Hollande, Emmanuel Macron notamment».
Ce dimanche, plusieurs responsables politiques ont continué à réagir à la tempête née de soupçons d'emplois fictifs qui visent son épouse Penelope.
Ségolène Royal: Penelope Fillon «victime d'un dispositif qu'elle ignorait»
Sur France 3, la ministre de l'Écologie a estimé que Penelope Fillon était «victime d'un dispositif qu'elle ignorait», expliquant que «cela, l'enquête le montrera».
«Je pense que [Penelope Fillon] est une femme très digne, une mère de famille très respectable.»
Ségolène Royal, ministre de l'Écologie.
Interrogée sur l'hypothèse de la «misogynie» dont serait victime l'épouse du candidat Les Républicains, Mme Royal a répondu: «Je pense que c'est une femme très digne, une mère de famille très respectable (…) S'il y a misogynie, c'est plutôt de la part de ceux qui l'ont impliquée dans un mécanisme au courant duquel elle n'était pas. Ça me paraît particulièrement grave pour la dignité d'une mère de famille».
Ségolène Royal avait auparavant déclaré que les révélations sur l'emploi, présumé fictif, par François Fillon de sa femme comme assistante parlementaire, «polluaient la campagne présidentielle».

Marion Maréchal-Le Pen: pour les électeurs de Fillon, un «plan M» plutôt qu'un «plan B»
Lors de son premier meeting de campagne à Lyon, la candidate du Front national, Marine Le Pen, s'est présentée dimanche comme la «candidate de la France du peuple» face à «la droite du fric, la gauche du fric» tandis que François Fillon se débat contre des accusations d'emplois fictifs.
Plus tôt dans la journée, interrogée à Lyon pour le «Grand rendez-vous» Europe 1/iTELE/Les Echos, Marion Maréchal-Le Pen a appelé les électeurs de François Fillon à se tourner vers «le plan M, le plan Marine», plutôt qu'un «plan B» de «consensus mou» d'un éventuel nouveau candidat Les Républicains.
«Notre objectif au Front national, c'est de se tourner en partie vers les électeurs des Républicains.»
Marion Maréchal-Le Pen, députée du Vaucluse.
La nièce de Marine Le Pen a ainsi déclaré: «Notre objectif au Front national, c'est de se tourner en partie vers les électeurs des Républicains qui se retrouvent face à un choix forcément insatisfaisant» entre un «candidat de fait délégitimé» et un possible candidat de remplacement «illégitime» puisqu'il ne serait pas «issu des primaires».
Pour que les électeurs Les Républicains puissent sortir de ce «choix cornélien», il existe des «passerelles» avec le Front national, poursuit la députée. «Vous avez là une candidate qui va répondre à toutes vos attentes, que ce soit en matière fiscale, migratoire, sociale, sur la question de la souveraineté».
Le secrétaire général du Front National Nicolas Bay, interrogé par Le Figaro après le discours de Marine Le Pen, a quant à lui déclaré que «la candidature de François Fillon était en perdition».
Jean-Luc Mélenchon: Fillon dans une «position intenable»
En meeting à Lyon ce weekend, le candidat de la «France insoumise» à la présidentielle estime que la «position» de François Fillon est «intenable».
«Les gens perçoivent une forme d'arrogance de caste, insupportable dans un pays où il y a neuf millions de pauvres.»
Jean-Luc Mélenchon, député européen.
Le «cas» de François Fillon, après les révélations du «Penelopegate», «est la goutte d'eau qui peut faire déborder le vase de la patience de notre pays» car «ce spectacle révulse les gens», affirme le député européen.
Et ce «pour deux raisons» explique-t-il: «Les sommes qui sont en jeu, mais aussi parce qu'il n'a pas l'air de comprendre ce qu'on lui reproche. Les gens perçoivent une forme d'arrogance de caste, insupportable dans un pays où il y a neuf millions de pauvres».
Le candidat conclut: «Un jour, M. Fillon a écrit dans un tweet ‘Quand Mélenchon dit: quand vous voyez passer un riche, faites-lui les poches. Moi, je n'éduque pas mes enfants comme ça'. Il les a éduqués pour profiter du système en cachette».
François Bayrou: François Fillon n'a pas «d'autre solution» que de se retirer de la présidentielle
Invité ce dimanche du «Grand Jury» RTL/LCI/Le Figaro, le président du Modem a déclaré que François Fillon n'avait «pas d'autre solution» que de se retirer de la course à la présidentielle car «il y a eu atteinte à la décence», a estimé le maire de Pau, qui avait soutenu Alain Juppé à la primaire.
lefigaro

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