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Assistants parlementaires du FN: deux proches de Marine Le Pen en garde à vue

Publié par MaRichesse.Com sur 22 Février 2017, 21:00pm

Catégories : #JUSTICE, #POLITIQUE

Assistants parlementaires du FN: deux proches de Marine Le Pen en garde à vue
Le garde du corps et la cheffe de cabinet de la candidate FN sont actuellement interrogés par les enquêteurs de l'Office anticorruption dans le cadre de l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs des assistants du Front national au Parlement européen. Marine Le Pen dénonce une «cabale politique».
Deux jours après la perquisition menée au siège du Front National, le garde du corps de Marine Le Pen, Thiery Légier, et sa cheffe de cabinet, Catherine Griset, ont été convoqués par les policiers mercredi matin et placés sous le régime de la garde à vue. C'est un nouvel épisode dans l'enquête sur les emplois fictifs présumés de plusieurs assistants du FN au parlement européen.
Les deux proches de la présidente du parti frontiste sont actuellement entendus par des membres de l'Office Central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff). Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire en mars 2015 - après avoir été saisi par le Parlement européen - qu'il avait confié à des juges d'instruction du pôle financier, pour des délits présumés d'abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux, et travail dissimulé.
 
 Selon un rapport de l'Olaf (l'Office européen de lutte antifraude) rendu public le 16 février, «Mme Le Pen a fait employer par le Parlement européen, Mme Catherine Griset sur un poste d'assistante parlementaire accréditée à Bruxelles alors qu'elle était son assistante personnelle au siège de son parti en France depuis décembre 2010». En ce qui concerne son garde du corps, l'office affirme que la présidente du parti aurait produit un «contrat de travail purement fictif».
 En parallèle de la procédure judiciaire, l'Olaf réclame 339.946 euros à Marine Le Pen. Cette somme correspond aux salaires versés à Thierry Légier en 2011 et à Catherine Griset, de 2010 à 2016. En l'absence de remboursement, l'assemblée européenne devait commencer mi-février à recouvrer ces sommes en amputant de moitié l'indemnité de l'eurodéputée. Son avocat, Marcel Ceccaldi, avait annoncé un recours contre ce recouvrement devant le tribunal du Luxembourg.
«Les Français savent exactement faire la différence entre les vraies affaires et les cabales politiques»
Marine Le Pen
La présidente du Front National avait rétorqué au lendemain de la publication du rapport de l'Olaf qu'«il n'y a eu absolument rien de fictif, ni d'emploi fictif, ni rien de tout cela dans ce dossier. J'ai d'ailleurs toutes les preuves que j'apporterai en temps nécessaire et que j'ai d'ailleurs transmises à l'Olaf, qui est un organisme de la Commission européenne. Vous imaginez bien que je ne suis pas dans les petits papiers de la Commission européenne.»
En visite ce mercredi à la prison de Meaux-Chauconin (Seine-et-Marne) Marine Le Pen a ironisé sur l'affaire: «Ce qui est très étonnant, c'est qu'il y a un juge d'instruction nommé dans ce dossier. Pourquoi il est nécessaire de faire à nouveau une enquête, c'est parce que le dossier est vide?». Elle a ensuite dénoncé des «cabales politiques». Et d'assurer: «Les Français savent exactement faire la différence entre les vraies affaires et les cabales politiques. Ils le savent pertinemment».
À l'issue de leur garde à vue, qui peut durer jusqu'à 48 heures, Thierry Légier et Catherine Griset peuvent soit repartir sans être poursuivis, soit être présentés à la justice en vue d'une éventuelle mise en examen . 

 Lefigaro

 

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