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Un jeune homme gifle Manuel Valls à Lamballe

Publié par MaRichesse.Com sur 18 Janvier 2017, 00:15am

Catégories : #FAITSDIVERS, #POLITIQUE, #PEOPLE

Un jeune homme gifle Manuel Valls à Lamballe

Un jeune homme a giflé mardi Manuel Valls, candidat à la primaire initiée par le PS, lors d'un déplacement de l'ex-Premier ministre dans la petite ville de Lamballe (Côtes-d'Armor), à une vingtaine de kilomètres de Saint-Brieuc.

En sortant de la mairie, Manuel Valls s'est prêté à un traditionnel serrage de mains. C'est alors qu'un jeune homme aux cheveux bouclés lui a tendu la main, une invitation qu'il a soudain transformée en gifle, tout en criant: "Ici, c'est la Bretagne". L'ancien Premier ministre a tenté d'esquiver et le jeune homme n'a pu que le toucher légèrement au visage, a constaté une journaliste de l'AFP.

Un membre du service de sécurité a aussitôt plaqué au sol le jeune homme.

Le ministre de la Défense et président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, qui accompagnait le candidat, a aussitôt demandé à Manuel Valls: "Ça va, Manuel?", avant de s'engouffrer avec lui dans leur voiture.

Peu après, Manuel Valls, détendu, a réagi à l'incident devant la presse: "Je ne suis pas venu parler de moi. Il y a toujours des individus qui veulent empêcher la démocratie de s'exprimer", a-t-il dit. Et d'ajouter: "Il y a ceux qui contestent la démocratie et ceux qui l'incarnent comme les hommes politiques. La démocratie ne peut pas être la violence."

"Moi", a-t-il encore dit, "ce que je veux c'est convaincre les Français, qu'ils viennent voter, qu'ils se saisissent de leur destin (...) donc je vais au contact des Français, je n'ai pas peur."

Plus tard, l'ancien Premier ministre a tweeté: "Rien, et surtout pas la violence, ne m'empêchera d'aller vers les Français. Je suis déterminé à leur parler et à faire gagner la gauche."

Le 22 décembre, Manuel Valls avait été enfariné alors qu'il visitait le marché de Noël à Strasbourg.

Remis à la gendarmerie de Lamballe, son agresseur, âgé de 18 ans, a été placé en garde à vue pour "violences sur une personne chargée d'une mission de service public", a-t-on appris auprès du parquet de Saint-Brieuc.

Selon l'entourage de Manuel Valls, il s'agirait "d'un jeune homme proche de l'extrême droite bretonne". D'après le quotidien Le Télégramme, en garde à vue, il aurait "exprimé un ancrage et des +motivations régionalistes+".

Les réactions ont été unanimes. Vincent Peillon a condamné sur Twitter "avec la plus grande fermeté (cette) agression physique", "contraire au respect des idées des autres qui est au cœur du débat démocratique".

"Rien ne justifie la violence. Une démocratie vivante privilégie toujours le débat d’idées", a renchéri Arnaud Montebourg, tandis que Benoît Hamon condamnait "l'acte inacceptable de violence contre @manuelvalls à Lamballe".

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a jugé sur Public Sénat que "cette violence n'a(vait) pas sa place dans la République".

La député écologiste Cécile Duflot a tweeté: "Chacun connaît nos désaccords mais la violence physique qu'a subie Manuel Valls est choquante et inacceptable. Point".

Et le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a condamné sur Facebook "les agressions physiques en politique comme dans la vie". "Aucune incrimination contre Manuel Valls ne doit conduire à se manquer de respect à soi-même au point de frapper quelqu'un par surprise plutôt que régler son différend avec un bulletin de vote", a-t-il insisté.

A droite, le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a jugé cette agression "scandaleuse". Selon lui, elle "traduit la montée de l'intolérance de la part d'extrémistes de plus en plus violents".

afp

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