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Conseils, science, sante et bien-être


Mieux vaut manger moins de viandes et plus de légumineuses

Publié par MaRichesse.Com sur 25 Janvier 2017, 21:00pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #NUTRITION, #ALIMENT

Mieux vaut manger moins de viandes et plus de légumineuses

L’Agence sanitaire recommande notamment de réduire la consommation de charcuterie et de renforcer celle de lentilles, fèves et pois chiches.

En nutrition comme en science, rien n’est jamais figé. En témoigne la publication cette semaine des nouveaux repères de consommations alimentaires par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), actualisés à la lumière des dernières données scientifiques. Dix ans après la diffusion des premiers spots «Mangez cinq fruits et légumes par jour», de nouveaux messages sanitaires pourraient faire leur apparition.

Aboutissement de quatre années de travail, ces recommandations à l’usage exclusif des adultes ajoutent trois nouveaux paramètres aux habituelles données nutritionnelles. «Nous avons utilisé un algorithme capable de traiter à la fois la composition nutritionnelle de plus de 1300 aliments, les risques de développer des maladies chroniques en lien avec l’alimentation, les habitudes nutritionnelles des Français, mais aussi le niveau de contamination des aliments», explique le Pr Irène Margaritis, chef de l’unité d’évaluation des risques liés à la nutrition à l’Anses. Les préconisations pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées suivront dans un rapport ultérieur.

Les aliments encensés

Grâce à cet outil, l’agence sanitaire émet pour la première fois des recommandations précises à l’égard de certains aliments, déjà connus pour être à risque ou qui ont un intérêt nutritionnel moindre. La consommation de charcuterie devrait ainsi être limitée à 25 grammes par jour, tandis que nos assiettes ne devraient pas contenir plus de 500 grammes de viandes (hors volaille) chaque semaine (soit environ deux très gros steaks tartares). L’Anses souligne toutefois qu’une consommation qui respecterait ces seuils serait tout de même associée à un risque légèrement accru de cancer colo-rectal. «Il est tout à fait possible de compenser une baisse de consommation de viande par d’autres sources de protéines, sans prendre aucun risque pour sa santé, au contraire», rappelle le Pr Margaritis.

«La consommation de produits céréaliers complets diminue le risque de diabète de type 2, de maladies cardio-vasculaires et de cancer colo-rectal avec un niveau de preuve probable»

Anses

En contrepartie, l’Anses entend renforcer la consommation régulière de légumineuses telles que lentilles, fèves et pois chiches, qui concentrent de bons nutriments. Elle insiste sur la nécessité de privilégier les produits céréaliers complets (pain, pâtes et riz), moins raffinés, donc avec une meilleure qualité nutritionnelle. «La consommation de produits céréaliers complets diminue le risque de diabète de type 2, de maladies cardio-vasculaires et de cancer colo-rectal avec un niveau de preuve probable», soulignent les auteurs du rapport. Autres aliments encensés, les huiles de colza et de noix, riches en acide oméga-3 impliqué dans de nombreux mécanismes indispensables au fonctionnement de nos cellules. Du côté des fruits et légumes, rien ne bouge: leur teneur en fibre, associée à une réduction du risque des maladies cardio-vasculaires, de diabète de type 2 et de cancers du côlon et du sein, doit au contraire encourager leur consommation.

Métaux lourds, pesticides, perturbateurs endocriniens...

Du côté des boissons sucrées (jus de fruits et sodas), la sentence est sévère: pas plus d’un verre par jour. Mais déjà, cette coupe quotidienne aux faux airs innocents amène son lot de malheurs. «La consommation quotidienne d’un verre est associée à une augmentation du risque de diabète de type 2 et de maladies cardio-vasculaires de l’ordre de 20 % par rapport à une consommation nulle ou exceptionnelle (une fois par mois), précise l’agence dans son rapport. Plus visible, encore: chaque verre supplémentaire par jour est associé à une prise de poids de l’ordre de 200 grammes par an! Plus généralement, l’agence appelle à limiter l’apport en sucres, qu’ils soient ajoutés ou naturellement présents, à 100 grammes par jour chez les adultes.

Véritable point noir du rapport: le niveau de contamination, par des métaux lourds, des résidus de pesticides ou des perturbateurs endocriniens est jugé «préoccupant» selon l’agence. Cette dernière s’est trouvée en difficulté lorsqu’il s’est s’agit d’identifier des combinaisons permettant à la fois de couvrir les besoins nutritionnels de la population tout en limitant l’exposition aux contaminants. L’Anses recommande donc aux consommateurs de diversifier leur régime alimentaire et les sources d’approvisionnement. Elle souligne également la nécessité d’efforts en amont pour réduire ces teneurs.

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