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Macron, entre envolées lyriques et discours de la méthode

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Janvier 2017, 08:05am

Catégories : #POLITIQUE, #PEOPLE, #ECONOMIE

Macron, entre envolées lyriques et discours de la méthode

Ils ont patienté parfois plusieurs heures dans le froid avant de pouvoir entrer dans la Grande Halle d'Auvergne. Militants, curieux, sympathisants, tous voulaient voir et entendre « le phénomène Macron ». Deux mille cinq cents personnes dans une salle chauffée à blanc. Sans oublier les cinq cents restées dehors, faute de places, comme la veille à Nevers. Au premier rang, quelques élus, fraîchement convertis, comme l'ancien président socialiste de la région Auvergne, René Souchon. « Ce qui m'intéresse, c'est de savoir ce qu'il propose pour faire avancer les idées de progrès sans renier les valeurs sociales », confie-t-il.

« Régénérer la politique »

À ses côtés le maire de Rodez, Christian Teyssèdre, qui a rejoint le mouvement En marche ! il y a six mois « après trente ans de PS ». « Je n'ai rien contre les socialistes, mais je suis éreinté des primaires, des désaccords, des frondeurs. Il faut régénérer la politique, s'ouvrir à tous les progressistes de gauche. » Non loin de là, des membres du MoDem et de l'UDI ou encore le conseiller municipal de Clermont-Ferrand et fils de l'ancien maire socialiste Serge Godard. « Ce qui se passe au PSne me plaît pas du tout. Je suis là pour soutenir des courants d'idées nouveaux. » Jacques Mézard, sénateur PRG du Cantal, également converti à la doctrine Macron, ne tarit pas d'éloges sur son poulain : « Il est jeune. Il incarne l'exemple pour toute une génération. » De quoi faire grincer quelques dents à Clermont, l'un des derniers bastions socialistes de France. À commencer par celles du maire Olivier Bianchi, soutien inconditionnel de Manuel Valls.

Électrisé par une ambiance surchauffée, Emmanuel Macron fait son entrée, tel une rock star, sous les vivats de la foule scandant « Macron, président ! ». Mais contrairement à son premier meeting à Paris, le candidat à la fonction suprême tient ses nerfs. « Quelque chose se passe dans le pays. Une vague monte. Ce n'est pas une bulle », assure-t-il, tout en raillant ses adversaires qui ont transmis leurs vœux aux Français par vidéo. Lui, il est venu « au contact du pays », « au cœur de la France ».

« Penser printemps »

« Mes vœux tiennent en deux mots : Penser printemps », une citation empruntée par Macron au philosophe Alain. Puis il déroule les grandes lignes de son programme : 10 000 embauches dans la police et la gendarmerie, suppression du crédit d'impôt et du RSI, allègement de charges. Deux fois moins d'élèves dans les classes en zones prioritaires ou encore le remboursement à 100 % des lunettes et prothèses auditives.

Mieux que Prévert et son inventaire, Macron préfère citer Pascal, le plus célèbre des philosophes auvergnats. « Il faut réconcilier l'ambition et le réel, disait-il. » « Certains promettent une moisson qu'ils n'ont pas encore semée. D'autres promettent l'argent qu'ils n'ont pas. D'autres encore annoncent la purge et le tournevis. Il faut conjuguer les deux et ne pas semer d'illusions. »

Dans la salle, étudiants, cadres, enseignants et autres commerçants se mêlent à l'unisson. « C'est un projet pour prendre le pouvoir et le rendre aux territoires. Ce printemps sera à nous », conclut alors l'homme de la soirée. Dans l'assemblée, on ne demande qu'à y croire.

AFP

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