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Le rapport de Trump aux médias n'est pas sans rappeler celui de Poutine

Publié par MaRichesse.Com sur 24 Janvier 2017, 23:30pm

Catégories : #TRUMP, #FAITSDIVERS

Le rapport de Trump aux médias n'est pas sans rappeler celui de Poutine

D’après Sean Spicer, l’attaché de presse de Trump, la foule présente lors de l’investiture du président américain «a été la plus importante à avoir jamais assisté à une prestation de serment, point final». Une affirmation qui s’est avérée totalement erronée, comme l’ont montré nombre de photos et de vidéos prises par les télévisions du pays. Le mensonge a ensuite été présenté sous la forme d’un «fait alternatif» par la conseillère du président, Kellyane Conway.

Les "faits alternatifs", selon Kellyanne Conway. The Guardian

Ces arrangements avec la vérité et cette défiance face aux journalistes ne sont pas sans rappeler les méthodes de Poutine. Dans un article pour le Guardian, Alexey Kovalev, un journaliste russe, fait le parallèle entre les deux présidents:

«Regarder la conférence de presse de Trump m’a rappelé beaucoup de choses: les faux-fuyants, les mensonges éhontés, la mise à l’écart d’un journaliste et l’impossibilité de ses collègues à se rallier autour de lui.»

En effet, la façon qu’a la président américain de jouer avec la notion de fait n’est pas sans rappeler la censure que Poutine s’applique à mettre en place au sein de la Russie. L’affaire de la chaine Dozhd, qui se posait sur Twitter la question suivante: «Les victimes du siège de Leningrad auraient-elles pu être sauvées si la ville avait été livrée aux nazis?», en est un parfait exemple. Poutine n'avait pas à eu prendre des mesures trop voyantes pour faire taire cette voix qui remettait en cause sa version de l'histoire. Les grands opérateurs du câble avaient tous un à un lâché la chaîne de leur bouquet. Depuis, Dozhd, n’émet plus que sur internet.

Si Poutine ne s’en prend jamais directement aux journalistes –contrairement à Trump et à l’exemple de CNN et de Buzzfeed–, il n’hésite pas à leur refuser l’entrée à ses conférences de presse. Dans l'ensemble, il évite soigneusement toute annonce ou questions critiques. En décembre dernier, il avait convié 1.500 reporters, la plupart étant issus de journaux locaux et n’étant donc intéressés que par leurs régions. Les autres provenaient de revues ouvertement pro-Poutine, n’hésitant pas à attaquer frontalement les détracteurs du président.

"Je suis en guerre contre les médias. (...) Les journalistes sont parmi les gens les plus malhonnêtes de l'univers." The Guardian

 

«La plus grande menace que fait planer la Russie sur l’information n’est ni la censure, ni la pression de l’état, ni les mensonges. Ce sont les balles que le gouvernement lance constamment, pour distraire les médias.»

Alexey Kovalev affirme qu’il pourrait en être de même pour les États-Unis, et qu’avoir accès au Kremlin ou à la Maison-Blanche est un privilège dangereux, puisqu’il peut être un moyen de pression; ou bien qu’il peut conduire les journalistes à succomber aux tentations de cet accès réservé. Sur quoi il conclut:

«Mon message pour ceux qui couvrent l’administration du président Trump est celui-ci: ne soyez pas distraits par ce qu’ils disent, concentrez vous sur ce qu’ils ne disent pas.»

Slate

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